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Ligne de 220 kV sur le Saint-Gothard

Ligne de 220 kV sur le Saint-Gothard

Le réseau THT suisse date principalement des années 70 – 80 et n’a pas subi d’évolution majeure ces vingt dernières années. Au contraire, sa capacité de transport a même été réduite au profit de la fiabilité, en application du principe européen de sécurité N-1, qui consiste à disposer en permanence d’une ligne relais en cas de perte momentanée. En parallèle, la consommation électrique n’a cessé d’augmenter, en raison de la croissance démographique et de l’essor des nouvelles technologies. Une hausse qui devrait se poursuivre, puisque la réduction des émissions de CO2 passe par un transfert des énergies fossiles vers l’électricité, avec le développement de pompes à chaleur ou de voitures électriques par exemple. Or, développer la production pour satisfaire les besoins ne sert à rien si l’électricité produite ne peut pas être transportée.

Les CFF ont aussi besoin d’un réseau performant
La hausse de la demande en transports publics et en nouvelles infrastructures augmente également les besoins en électricité. Le raccordement au réseau ferroviaire européen, les tunnels de base et la deuxième étape de Rail 2000 exigent une structure de lignes THT très performante.

Situation précaire en Suisse romande
Relativement vétuste, le réseau THT suisse souffre de congestions à certains moments par manque de capacité. La situation est particulièrement précaire en Suisse romande, puisque son unique ligne à 380 kV entre Genève et Chamoson est reliée à la France, mais pas au reste du réseau national suisse. En cas de panne sur cette ligne, l’électricité est transportée via le réseau à 220 kV déjà surchargé, faute de liaison à 380 kV avec le réseau alémanique. La situation est d’autant plus critique que l’essentiel de l’électricité hydraulique est produite en Suisse romande.

Eviter pannes et blackouts
Boucler le réseau national en construisant les deux chaînons manquants entre Yverdon (VD) et Galmiz (FR), ainsi qu’entre Chamoson et Ulrichen (VS), permettra d’éviter les blackouts que l’on a connus en 2005, faute de capacités suffisantes. En janvier, un demi million de personnes dans l’arc lémanique avaient en effet été plongées dans le noir pendant plusieurs heures. Quelques mois plus tard, ce sont les usagers du train qui se retrouvaient bloqués dans toute la Suisse suite à la panne générale des CFF.